Elle a décidé de ficher le camp sans jamais regarder en arrière, mais, depuis ce temps, on dirait qu’il lui manque quelque chose. Il s’est retrouvé avec une maison sur les bras, mais souhaite retourner à la source du mal. Elle rêve d’être la meilleure, mais il n’y a pas que du bon à être prête à tout. Il a toujours parlé un cri parfait, mais ça ne l’empêche pas d’être à l’occasion un parfait trou de cul.
Tout est prêt pour la tournée. On est en 1972, et la troupe des Poules des prairies est sur son départ : deux semaines de danse en Europe, festivals et événements culturels autochtones au menu. Mais voilà que l’ensemble des danseurs est victime d’une indigestion. Et c’est John Greyeyes, un cowboy solitaire qui n’a pas dansé depuis des lustres, qu’on catapulte à la direction d’une toute nouvelle bande de danseurs substituts. Un groupe expérimenté? Malheureusement non.
Après avoir perdu son emploi et son mari musicien, Rose Okanese, mère de deux filles au caractère bien trempé, décide qu'il est temps de s'occuper d'elle-même et de remonter son estime de soi. Son idée de génie : courir le marathon annuel organisé dans sa réserve, et ce, malgré le fait qu'elle n'a pas enfilé de souliers de course depuis vingt ans, qu'elle fume comme une cheminée et que l'optimisme n'est pas sa plus grande qualité.
Tout est là : voici la vie sur la réserve, en haute définition. Dawn, la narratrice, revisite sa vie familiale, se replonge dans ses années d'école et s'engage résolument sur la voie de l'avenir. Situé quelque part entre le roman d'apprentissage et le récit autobiographique, On pleure pas au bingo est un livre qui célèbre les différences culturelles et la puissance de la prise de parole par le moyen de ce remède traditionnel et universel qu'est le rire.